05 septembre 2006
Je vais bien, ne t'en fais pas
Cette rentrée 2006 s’annonce comme une période de grand cinéma…francais ! Je ne vais pas m’attarder sur l’énumération et la qualité des films qui vont sortir dans les prochaines semaines, mais il est certain que le cinéma national est en tête. On peut s’en rendre compte rien qu’avec ce merveilleux Je vais bien, ne t’en fais pas.
Jamais je n’ai vu les émotions aussi bien portées à l’écran. Car il faut le dire, ici il n’y a pas concretement d’histoire mais plutôt une observation réalisée à la suite de la disparition d’un proche sur la réaction de differents personnages. Lesquels sont incarnés par de sublimes acteurs d’un grand naturel dans leur jeu et une justesse irreprochable. Il faut de plus ajouter une mention speciale à la BO qui contient surtout une chansons qui va traverser le film : U-Turn de Aaron. Elle donne un ton assez melancolique et innoubliable à ce film. Voyez la bande-annonce pour vous en convaincre et le film…
Un film de Philippe Lioret, avec Mélanie Laurent.
Sorti le 6 semptembre 2006.
29 juillet 2006
Dirty Dancing 2 - Havana Nights
Le Dirty Dancing "original" est devenu pour moi un film culte. Pour sa musique, pour ses acteurs, pour son histoire et...parce que c'est l'un des seuls films que j'avais étant petite! Alors quand j'ai vu que Dirty Dancing 2 se préparait, c'était plutôt un scandale. Pourquoi vouloir faire une suite ou changer quoi que ce soit à l'original qui est parfait?
Ce n'est que par ces fortes chaleurs que je me suis décidée à regarder un film sur Cuba, l'été, la plage, la danse...histoire de me retrouver un petit peu en vacances, malgré le travail. Donc me voilà à regarder le film que je me suis jurée de ne jamais voir!
Pourquoi avoir appelé ce film Dirty Dancing 2 qui n'a rien à voir avec le 1er?! Autant garder "Havana Nights" et c'est tout! Sûrement pour des raisons marketing. Enfin, peu importe le titre, le film est à voir pour lui même.
J'ai vraiment été surprise à quel point le film est bien fait. Le rythme y est parfait, et tout est dit en 1h20. Les acteurs sont brillants et donnent une forte et belle personnalité à leurs personnages. Il faut dire que sans tous ces acteurs, des premiers aux seconds rôles, le film n'aurait été qu'un ramassis de bons sentiments made in america.
Alors que là, on se retrouve avec un bon et délicieux mélange de romantisme, de patriotisme, d'humour, de danse, de musique et surtout, Cuba a son rôle à jouer!
Contrairement au premier (oui, bon, la comparaison est inévitable) on retrouve à peu près la même structure. La jeune fille arrive avec ses parents en vacances et commence à narrer son histoire avec "On était en...". Bien évidament, elle fait la connaissance d'un danseur plus pauvre qu'elle, etc. Mais là, une certaine originalité vient du fait qu'elle n'est pas aussi coincée que Baby du premier opus, ils dansent pour gagner des sous (et non sauver leur job), les parents sont plus ouverts d'esprit, etc. En bref, l'histoire est bien plus crédible et moins basée sur le sentimentalisme. Il y a quelque chose de plus ici.
Les scenes de danse sont incroyables. SI vous ne devez voir qu'une scene, voyez celle où Javier et Katey dancent devant le retroprojecteur. La musique et leurs mouvement se confondent en un et donnent un spectacle érotico-romantique comme on en fait plus au cinéma de peur de faire "cliché".
Pour vous rafraîchir, Dirty Dancing 2, Havana Nights, est là!
Quelques vidéos:
Represent, Cuba
I'll be the girl
Bande-Annonce
23 juillet 2006
Nos jours heureux
Ce matin, réveil difficile, très difficile. Mes peu d'heures de sommeil et la chaleur de ces derniers temps n'aident pas à se lever du bon pied. Et quand au dernier moment on annonce "plus vite on va être en retard au ciné", ça n'améliore pas l'humeur. J'arrive au ciné, me décide à voir un film perso, celui pour lequel il y a eu le moins de places vendues. Tiens, Nos jours heureux. Je me rappelais vaguement que ça parlait de colo. Un film qui parle de vacances, et une salle avec la clim pourraient peut-être améliorer mon humeur.
Raté! Salle sans clim. Tant pis. On est que 4 personnes (moi, un couple de retraités et une autre personne assise dans le fin fond de la salle) donc on ne devrait pas s'étouffer les uns les autres. Mon humeur n'a pas changé.
Les lumières s'éteignent, il fait chaud et le générique du film est lancé. Ouais, pas top... Tout en orange. Mais là, il s'est passé quelque chose. Comme une machine à remonter le temps. Dès le plan de tous les monos, je me retrouve moi même 10 ans en arrière à faire ma valise pour partir pour le première fois sans mes parents pour 2 semaines de pur bonheur, en colo! Et durant 1h40 de film, je me suis retrouvée vraiment en vacances!
Ce film est une pure merveille! Les scénaristes on bien pris la peine de s'occuper de chaque personnages, à leur donner une bonne personnalité, un bon rôle et des interprètes parfaits! On ne nous laisse pas un seul moment de répis entre rires et bons souvenirs! Rien n'a été omis, tout y est parfait! Rare dans les comédies françaises actuelles, Nos jours heureux est bien parti pour intégrer le rang des comédies françaises cultes dans la lignée des Bronzés!
En gros, les monos (Joseph, le directeur paumé, Joseph, le barraqué comique, etc.) et les gamins m'ont tellement fait rire, que j'ai retrouvé la banane pour la journée! La colo, c'est vraiment Nos jours heureux!
Film français, comédie, durée: 1h43. Réalisé par Éric Toledano et Olivier Nakache, avec Jean-Paul Rouve, Marilou Berry, Omar Sy, etc.
22 juillet 2006
Bully
Bully, tiré de faits réels, raconte l’histoire d’un groupe de jeunes tuent Bobby, l’un des leurs car « Bobby est méchant. Bobby est un violeur. Bobby traite Marty comme un chien. Bobby doit mourir. »
Le film n’aurait pas pu commencer plus brusquement. On n’introduit pas les personnages, c’est à nous de nous adapter à l’histoire. La jeunesse c’est ça. C’est aux autres de la comprendre.
On suit durant une heure les séances de défonce et de baise de quelques jeunes américains dans leur banlieue. Larry Clark aime montrer des personnages de la vie de tous les jours qui finissement par mal tourner. Ici ces jeunes finissent par commettre un meurtre. Ils tuent l’un des leurs. La scène la plus mémorable est certainement celle de la fin, lorsqu’ils se retrouvent tous au tribunal, à se disputer comme ils auraient pu le faire dans leur cuisine. Choc, c’est le mot pour définir ce film.
Les acteurs, pour la plupart amateurs, semblent jouer eux-mêmes à l’écran. On se croirait devant un documentaire. C’est cela qui rend ce film authentique.
Film américain, drame, durée: 1H50, sortie en France en 2001. Réalisé par Larry Clark, avec Brad Renfro, Nick Stahl, Michael Pitt, etc.
28 juin 2006
La secrétaire
Lee Holloway, récemment sortie d’un hôpital psychiatrique pour traiter son penchant pour l’automutilation, décide de se trouver un travail. Diplômée en dactylographie, elle est embauchée auprès de l’avocat E.Edward Grey.
Après un premier visionnage je ne sais pas trop quoi penser de ce film. L’impression générale qu’il m’a laissé est plutôt bonne, même que j’ai envie de le revoir. Rien que pour le jeu des acteurs. Maggie Gyllenhaal tient quasiment tout le film sur ses épaules. Elle n’est pas faite pour les petits rôles qu’elle avait l’habitude de jouer jusqu’ici. Il lui faut à présent toujours jouer des rôles à la hauteur de cette étrange secrétaire, un personnage complexe que d’autres actrices, soit n’accepteraient pas, soit ne seraient pas à la hauteur.
Ce qui me laisse perplexe par rapport à ce film c’est le sujet. Pourquoi faire un film qui promouvoit la pratique masochiste ? Et bien pourquoi pas ! (comment répondre a ses propres questions…) Le réalisateur Steven Shainberg l’emploi ici comme une sorte de métaphore à l’amour qu’on nomme « ordinaire ». Tout comme cette secrétaire (qu'on soit une femme ou un homme), on est soumis à l’amour, on est esclave de celui ou celle qu’on aime et on en éprouve du plaisir à être manipulé(e) par l’autre. C’est de cette façon que le réalisateur voit l’amour (chaque un sa vision des choses).
Même si on n’adhère pas à son idée, la manière particulière qu’il a de filmer l’histoire d’amour entre la secrétaire et l’avocat mérite une attention particulière. On est plongés dans une ambiance bien sombre durant le film. L’histoire le veut ainsi. Mais ce qui est beau, c’est que de cette histoire semble, ressort une lumineuse et belle relation. La sincérité avec laquelle sont narrés les liens d’amour qui naissent entre la secrétaire et son patron est à saluer dans la mesure où on se trouve enfin devant une histoire d’amour loin d’être simpliste comme on en voit tellement !
Oui, en fait, ce film je l’aime !
27 juin 2006
C.R.A.Z.Y
Que ceux qui hésitent encore à aller voir ce film, courrez-y ! C.R.A.Z.Y va vous montrer à quel point la vie est belle !
Même moi qui n’ai pas vécu dans les années 60’et 70’comme Zachary Beaulieu, le personnage principal du film, je me suis comme même reconnue dans ce portrait familial décalé. D’abord la bande originale regroupant David Bowie, The Rolling Stones ou encore Pink Floyd, intemporelle et tellement familière nous rapproche des personnages. Ensuite, les thèmes abordés comme la relation père fils, l’adolescence, l’amour, la sexualité, sont les thèmes fondamentaux qui nous concernent tous. C’est une vraie leçon de vie que nous donne le réalisateur Jean-Marc Vallée à travers la vie de la famille Beaulieu.
Avec un humour si délicieux et une famille aussi attachante on en devient nostalgique de cette époque où les pattes d’eph, le papier peint à fleurs et les vinyles faisaient partie du quotidien.
Et, faut-il encore le préciser, ce film est québécois, raison de plus de voir ce que sait produire la belle province…
25 juin 2006
Paris, je t'aime
N'étant pas fan des courts métrages, ma premiére impression sur cet ensemble de courts est que c’est un projet brouillon qui donne matière à de très bons films. Chaque court nous laisse un peu sur notre faim, on attends toujours une suite, un développement de l’histoire.
La qualité des courts n’est pas non plus équivalente. Certains sont vraiment vides de sens tout comme de sentiments (pourtant c’est d’amour qu’on parle ici) alors que d’autres sont de vraies petites perles. Mais on sent la passion de chaque réalisateur, sa volonté de nous transmettre quelque chose qui lui tient bien à cœur.
Les courts qui m’ont marquée:
Place des fêtes d’Olivier Schmitz.
Ce court a fait verser quelques larmes dans la salle, dont les miennes. Le seul court de cet ensemble qui raconte vraiment une histoire « complète ». On commence par un plan serré sur Saydou Boro. A première vue il a du se souler, ce personnage parait antipathique. Une femme vient l’aider. Il semblerait qu’ils se connaissent. Génial, encore une histoire d’amour qui se termine par de plates excuses. Non ! La caméra fait un zoom en arrière et on découvre qu’une ambulance est là, la femme est infirmière. L’histoire fait un zoom en arrière et on apprend le destin tragique de cet homme dont la vie tourne mal en l’espace d’une rencontre. Le déplacement vaut rien que pour cette histoire dont je ne vous dévoilerais pas plus.
Faubourg Saint-Honoré de Tom Tykwer.
Premier grand atout de ce court : Natalie Portman toujours aussi merveilleuse comme à son habitude. Ensuite, son réalisateur qui certes ne réinvente pas les histories d’amour mais peut être la façon de les narrer. Le court commence bien évidemment par la rencontre de ses protagonistes et s’accélère vers la fin pour arriver à un rythme d’une cadence incroyable. Raconté du point de vue de Melchior Beslon qui interprète le petit ami aveugle de Natalie Portman, on assiste à ce qu’il a vécu avec sa bien aimée depuis leur rencontre. C’est une répétition d’événements (ses rires, ses colères, ses cris « avec ou sans raison », etc.). Un moment de cinéma marquant qui rappelle un peut le début de L’Auberge Espagnole.
Le marais de Gus Van Sant
Pour ce court il n’est pas indispensable d’annoncer son auteur. On reconnaît d’emblée la particulière façon de filmer de Gus Van Sant, ainsi que sa manière de diriges ses acteurs. Rythme plus posé que pour les autres courts et performance d’acteurs quelque peu plus théâtrale (mis a part la séquence de mimes du court Tour Eiffel). Gaspard Ulliel y fait un monologue assez prenant, pas étonnant qu’Ellias McConnel (vu dans Elephant) n’y resiste pas.
Tulleries de Joel et Ethan Cohen.
Quel acteur ce Steve Buscemi ! Ici tout passe par son simple regard ! Personne d’autre n’aurait pu jouer le rôle de ce touriste qui en attendant son métro tombe sur un couple plutôt…étrange !
La mise en scène des frères Cohen est méticuleuse, tout est filmé au détail prés ce qui rajoute à l’ambiance un peu « psychose », mais pas dangereuse, de ce court.
Parc Monceau d’Alfonso Cuaron.
Filmé en plan-séquence, ce court commence par la rencontre d’une fille avec son père, lesquels il nous semble, partagent des fantômes du passé et les problèmes actuels de leurs vies respectives. La fin nous réserve tout autre chose. Un humour bien particulier. Les habitués des histoires tragiques vont se faire avoir !
Ludivine Sagnier et Nick Nolte font preuve d’une belle complicité en ces quelques minutes !
Loin du 16e de Walter Salles et Daniela Thomas.
Court le plus court de la série et l’un des plus efficaces. En deux chansons, trois scènes tout est dit.
Les autres courts, qui à mes yeux sont passés quelque peu inaperçus, ont l’avantage tout de même d’avoir Maggie Gyllenhaal pour principale protagoniste, si belle quand elle parle français (Quartier des enfants rouges d’Olivier Assayas) ou encore des mimes hors pair (Tour Eiffel de Sylvain Chomet).
Aucun des courts ne déçoit vraiment car ils sont sauvés par l'ensemble mais des grands noms comme Assayas, Payne, Craven et Natali sont capables de mieux. Et faut bien le dire, qu’un projet d’aussi grande ampleur et aussi casse gueule que celui-ci (réunir autant de réalisateurs) aurait pu tourner très mal.
Mais là, je peux vous assurer que les amoureux de Paris vont aimer Paris, je t’aime !
25 mai 2006
Marie-Antoinette
Je suis sortie de ce film ravivée!
Kirsten Dunst offre une interprétation d'une adolescente pas comme les autres: la reine de France Marie-Antoinette. Enjouée, frivole, insouciante. Elle est un régal à l'écran. Comparé à ses autres films, Kirsten Dunst donne ici le meilleur d'elle même (mis à part Virgin Suicides où elle est exceptionnelle).
Marie-Antoinette je ne la connaissais que des cours d'histoire. Et ce n'est pas un portrait très glorieux de l'autrichienne que nous offrent nos livres d'histoire (rarement objectifs). Je préfère largement la façon de Sofia Coppola de nous narrer la vie d'un personnage historique: de manière subjective, certes, mais du point de vue du personnage en question (d'où ici, uniquement un aperçu de le cour royale et jamais du peuple). Dès le début, chaque plan montrera Marie-Antoinette en compagnie de sa cour (sauf scènes du bain). Elle n'a pas d'intimité (au réveil une dizaines de princesses l'habillent). Plusieurs critiques que j'ai lu, reprochent au personnage de ne jamais se plaindre, d'être passif face à cette vie. C'est simple: elle arrive à l'age adulte. On lui donne des responsabilités de "grands" (assurer l'alliance franco-autrichienne). Elle devient indépendante (dans la mesure du possible entre les murs de Versailles). Elle devient une femme. Alors pourquoi se plaindrait-elle? Tout est peut être effrayant, mais beau. Elle est au contraire curieuse et heureuse de grandir, qui plus est, elle deviendra reine.
On peut ainsi voir une évolution entre les héroïnes de Sofia Coppola. Elles font toutes face au passage de l'adolescence à l'age qu'on appelle "adulte". Lux n'a pas pu y faire face. Elle a abrégé ses souffrances. Charlotte y a plus ou moins fait face en versant pas mal de larmes. Marie-Antoinette s'avère être la plus forte. Serait-ce la façon de Sofia Coppola de clore sa trilogie sur les souffrance des adolescentes?
Ne ratez surtout pas Marie-Antoinette! Ce film ne fera pas l'unanimité (la salle où je suis allée le voir ne semblais pas emballée) mais chaque un y trouvera son bonheur. Pas besoin d'être un connaisseur de Sofia Coppola ou un fan de Kirsten Dunst. Dans les seconds rôles, Jason Schwartzman et Asia Argento ne passent pas inaperçus. La bande originale est parfaite. En bref, étant en compétition à Cannes, j'espère que ce film sera récompensé comme il se doit!
20 mai 2006
Y tu mama también
Une double performance sans concessions.
Gael Garcia Bernal et Diego Luna arrivent à travers leur rôles de Julio et de Tenoche, a faire transparaitre une amitié plus forte que tout. Réunissez ces deux acteurs devant une caméra et voilà! Vous obtenez un film!
Je me rapelle que dans une interview, GGB soulignait le fait qu'un tel film, avec autant de scènes de nu, n'aurait pu se faire qu'au Mexique. En effet, peu d'acteurs américains (sic) auraient osé jouer autant avec leur image que Diego Luna et lui même. Il est vrai que peu de films montrent avec autant de justesse, que Y tu mama también, la passage de l'adolescence à l'age adulte.
Alfonso Cuaron nous raconte l'histoire de deux jeunes de 17 ans, Tenoche et Julio qui passent leurs journées comme tout jeune de leur age. Lors d'un mariage, ils font la conaissance de Luisa. Tous trois vont entamer un voyage vers la "Boca del cielo"!
Cela aurrait pu être un road movie comme un autre ou encore un film d'auteur avec ses silences, ses regards et des paysages qui en disent tant (hum!). Y tu mama también est un film en soi, simple et émouvant, ponctué par des touches d'humour, des morceaux de musique entrainants, des moments de tension et même de suspens!
14 janvier 2006
Le Secret de Brokeback Mountain
Durant le projection à laquelle j'ai assisté, la salle pour Brokeback Mountain était pleine et les spectateurs reagissait soit en riant nerveusement soit en pleurant. Donc soit ils se trouvaient mal à l'aise soit ils adheraient à l'histoire. Si on se trouve mal à l'aise devant un tel film, devant de telles performances d'acteur c'est que nos convictions propres sont plus fortes que les sentiments humains. Mais laissons de côté le débat sur le mariage homosexuel.
Brokeback Mountain est un film innoubliable qui parle de l'amour au sens le plus primitif tel qu'on ne l'avait plus filmé depuis...très longtemps. Ang Lee ne prend pas le chemin le plus facile en nous faisant toute une tirade sur "regardez comme ils sont malhereux" mais plutôt nous laisse la chance de voir ce qui n'est que leur affaire (cf. "Ain't nobody's business but ours").
Sûrement le film qui marquera l'année 2006!
Site officiel du film: http://www.brokebackmountain-lefilm.com/
















