28 juin 2006
La secrétaire
Lee Holloway, récemment sortie d’un hôpital psychiatrique pour traiter son penchant pour l’automutilation, décide de se trouver un travail. Diplômée en dactylographie, elle est embauchée auprès de l’avocat E.Edward Grey.
Après un premier visionnage je ne sais pas trop quoi penser de ce film. L’impression générale qu’il m’a laissé est plutôt bonne, même que j’ai envie de le revoir. Rien que pour le jeu des acteurs. Maggie Gyllenhaal tient quasiment tout le film sur ses épaules. Elle n’est pas faite pour les petits rôles qu’elle avait l’habitude de jouer jusqu’ici. Il lui faut à présent toujours jouer des rôles à la hauteur de cette étrange secrétaire, un personnage complexe que d’autres actrices, soit n’accepteraient pas, soit ne seraient pas à la hauteur.
Ce qui me laisse perplexe par rapport à ce film c’est le sujet. Pourquoi faire un film qui promouvoit la pratique masochiste ? Et bien pourquoi pas ! (comment répondre a ses propres questions…) Le réalisateur Steven Shainberg l’emploi ici comme une sorte de métaphore à l’amour qu’on nomme « ordinaire ». Tout comme cette secrétaire (qu'on soit une femme ou un homme), on est soumis à l’amour, on est esclave de celui ou celle qu’on aime et on en éprouve du plaisir à être manipulé(e) par l’autre. C’est de cette façon que le réalisateur voit l’amour (chaque un sa vision des choses).
Même si on n’adhère pas à son idée, la manière particulière qu’il a de filmer l’histoire d’amour entre la secrétaire et l’avocat mérite une attention particulière. On est plongés dans une ambiance bien sombre durant le film. L’histoire le veut ainsi. Mais ce qui est beau, c’est que de cette histoire semble, ressort une lumineuse et belle relation. La sincérité avec laquelle sont narrés les liens d’amour qui naissent entre la secrétaire et son patron est à saluer dans la mesure où on se trouve enfin devant une histoire d’amour loin d’être simpliste comme on en voit tellement !
Oui, en fait, ce film je l’aime !
27 juin 2006
C.R.A.Z.Y
Que ceux qui hésitent encore à aller voir ce film, courrez-y ! C.R.A.Z.Y va vous montrer à quel point la vie est belle !
Même moi qui n’ai pas vécu dans les années 60’et 70’comme Zachary Beaulieu, le personnage principal du film, je me suis comme même reconnue dans ce portrait familial décalé. D’abord la bande originale regroupant David Bowie, The Rolling Stones ou encore Pink Floyd, intemporelle et tellement familière nous rapproche des personnages. Ensuite, les thèmes abordés comme la relation père fils, l’adolescence, l’amour, la sexualité, sont les thèmes fondamentaux qui nous concernent tous. C’est une vraie leçon de vie que nous donne le réalisateur Jean-Marc Vallée à travers la vie de la famille Beaulieu.
Avec un humour si délicieux et une famille aussi attachante on en devient nostalgique de cette époque où les pattes d’eph, le papier peint à fleurs et les vinyles faisaient partie du quotidien.
Et, faut-il encore le préciser, ce film est québécois, raison de plus de voir ce que sait produire la belle province…
25 juin 2006
Paris, je t'aime
N'étant pas fan des courts métrages, ma premiére impression sur cet ensemble de courts est que c’est un projet brouillon qui donne matière à de très bons films. Chaque court nous laisse un peu sur notre faim, on attends toujours une suite, un développement de l’histoire.
La qualité des courts n’est pas non plus équivalente. Certains sont vraiment vides de sens tout comme de sentiments (pourtant c’est d’amour qu’on parle ici) alors que d’autres sont de vraies petites perles. Mais on sent la passion de chaque réalisateur, sa volonté de nous transmettre quelque chose qui lui tient bien à cœur.
Les courts qui m’ont marquée:
Place des fêtes d’Olivier Schmitz.
Ce court a fait verser quelques larmes dans la salle, dont les miennes. Le seul court de cet ensemble qui raconte vraiment une histoire « complète ». On commence par un plan serré sur Saydou Boro. A première vue il a du se souler, ce personnage parait antipathique. Une femme vient l’aider. Il semblerait qu’ils se connaissent. Génial, encore une histoire d’amour qui se termine par de plates excuses. Non ! La caméra fait un zoom en arrière et on découvre qu’une ambulance est là, la femme est infirmière. L’histoire fait un zoom en arrière et on apprend le destin tragique de cet homme dont la vie tourne mal en l’espace d’une rencontre. Le déplacement vaut rien que pour cette histoire dont je ne vous dévoilerais pas plus.
Faubourg Saint-Honoré de Tom Tykwer.
Premier grand atout de ce court : Natalie Portman toujours aussi merveilleuse comme à son habitude. Ensuite, son réalisateur qui certes ne réinvente pas les histories d’amour mais peut être la façon de les narrer. Le court commence bien évidemment par la rencontre de ses protagonistes et s’accélère vers la fin pour arriver à un rythme d’une cadence incroyable. Raconté du point de vue de Melchior Beslon qui interprète le petit ami aveugle de Natalie Portman, on assiste à ce qu’il a vécu avec sa bien aimée depuis leur rencontre. C’est une répétition d’événements (ses rires, ses colères, ses cris « avec ou sans raison », etc.). Un moment de cinéma marquant qui rappelle un peut le début de L’Auberge Espagnole.
Le marais de Gus Van Sant
Pour ce court il n’est pas indispensable d’annoncer son auteur. On reconnaît d’emblée la particulière façon de filmer de Gus Van Sant, ainsi que sa manière de diriges ses acteurs. Rythme plus posé que pour les autres courts et performance d’acteurs quelque peu plus théâtrale (mis a part la séquence de mimes du court Tour Eiffel). Gaspard Ulliel y fait un monologue assez prenant, pas étonnant qu’Ellias McConnel (vu dans Elephant) n’y resiste pas.
Tulleries de Joel et Ethan Cohen.
Quel acteur ce Steve Buscemi ! Ici tout passe par son simple regard ! Personne d’autre n’aurait pu jouer le rôle de ce touriste qui en attendant son métro tombe sur un couple plutôt…étrange !
La mise en scène des frères Cohen est méticuleuse, tout est filmé au détail prés ce qui rajoute à l’ambiance un peu « psychose », mais pas dangereuse, de ce court.
Parc Monceau d’Alfonso Cuaron.
Filmé en plan-séquence, ce court commence par la rencontre d’une fille avec son père, lesquels il nous semble, partagent des fantômes du passé et les problèmes actuels de leurs vies respectives. La fin nous réserve tout autre chose. Un humour bien particulier. Les habitués des histoires tragiques vont se faire avoir !
Ludivine Sagnier et Nick Nolte font preuve d’une belle complicité en ces quelques minutes !
Loin du 16e de Walter Salles et Daniela Thomas.
Court le plus court de la série et l’un des plus efficaces. En deux chansons, trois scènes tout est dit.
Les autres courts, qui à mes yeux sont passés quelque peu inaperçus, ont l’avantage tout de même d’avoir Maggie Gyllenhaal pour principale protagoniste, si belle quand elle parle français (Quartier des enfants rouges d’Olivier Assayas) ou encore des mimes hors pair (Tour Eiffel de Sylvain Chomet).
Aucun des courts ne déçoit vraiment car ils sont sauvés par l'ensemble mais des grands noms comme Assayas, Payne, Craven et Natali sont capables de mieux. Et faut bien le dire, qu’un projet d’aussi grande ampleur et aussi casse gueule que celui-ci (réunir autant de réalisateurs) aurait pu tourner très mal.
Mais là, je peux vous assurer que les amoureux de Paris vont aimer Paris, je t’aime !
15 juin 2006
- - - Zach Braff - - -
Inutile de présenter le rélisateur du cultissime (et pourtant si jeune) Garden State...Zach Braff! Depuis le succès de son 1er film, les fans pouvaient suivre son actualité, sa carrière et tous simplement se marrer sur son blog. Ne soyez pas surpris d'y être plûtot "froidement" accueilli par "What are you doing here?!!!!". Car en effet, les fans ont désormais rendez-vous sur son tout nouveau site-blog a l'adresse évidente de www.zachbraff.com. Peuplé de robots, repmlit d'humour braffien, avec en prime des vidéos, ce site est à l'image de son auteur: complétement dingue! N'hésitez pas à devenir un F.O.G.S. voire un F.O.Z.B. pour vous changer les idées de temps à autre! ; - )
12 juin 2006
Piter FM
En période d'examen on est jamais vraiment dans l'esprit de regarder un film. En général, l'esprit étant ailleurs (quelque part entre le droit, l'économie et les langues vivantes, en ce qui me concerne) on ne peut aprécier les films à leur juste valeur. Ainsi plusieurs films, voire même des chef d'oeuvres peuvent nous rebuter. Mais pas Piter FM!
Premier film de la toute jeune réalisatrice russe Oskana Bytchkova (elle a un air de Sofia Coppola), Piter FM raconte l'histoire de deux jeunes pétersbourgeois. Macha est animatrice sur la radio Piter FM et Maxime est architecte (ou en tout cas il aspire à en devenir un!). La première va se marier, le second vient de rompre. Elle veut annuler le mariage, lui veut renouer avec celle qui vient de le quitter. Ils sont tous deux à la croisée des chemins, à un moment décisif de leur vie. En gros, sans plus de développement, ils sont faits l'un pour l'autre! Le destin va tenter de les rapprocher (mais y arrivera-t-il?) lorsque Maxime trouve le portable de Macha.
Filmé avec les derniéres techniques à la mode, avec un scénario d'une précision rare et des acteurs exceptionnels, Piter FM est devenu LA comédie 2006 en Russie. On y retrouve un air de ces films qui sont à la mode comme Garden State. La jeunesse y est abordée d'une façon "intelligente", sans caricatures. Certaines scènes sont de vrais petits sketches (cf. la babouchka qui arnaque les passants). Ce n'est pas pour rien que des acteurs comme Vladimir MACHKOV ont accepté d'y jouer un petit rôle (petit car 30 secondes).
25 mai 2006
Marie-Antoinette
Je suis sortie de ce film ravivée!
Kirsten Dunst offre une interprétation d'une adolescente pas comme les autres: la reine de France Marie-Antoinette. Enjouée, frivole, insouciante. Elle est un régal à l'écran. Comparé à ses autres films, Kirsten Dunst donne ici le meilleur d'elle même (mis à part Virgin Suicides où elle est exceptionnelle).
Marie-Antoinette je ne la connaissais que des cours d'histoire. Et ce n'est pas un portrait très glorieux de l'autrichienne que nous offrent nos livres d'histoire (rarement objectifs). Je préfère largement la façon de Sofia Coppola de nous narrer la vie d'un personnage historique: de manière subjective, certes, mais du point de vue du personnage en question (d'où ici, uniquement un aperçu de le cour royale et jamais du peuple). Dès le début, chaque plan montrera Marie-Antoinette en compagnie de sa cour (sauf scènes du bain). Elle n'a pas d'intimité (au réveil une dizaines de princesses l'habillent). Plusieurs critiques que j'ai lu, reprochent au personnage de ne jamais se plaindre, d'être passif face à cette vie. C'est simple: elle arrive à l'age adulte. On lui donne des responsabilités de "grands" (assurer l'alliance franco-autrichienne). Elle devient indépendante (dans la mesure du possible entre les murs de Versailles). Elle devient une femme. Alors pourquoi se plaindrait-elle? Tout est peut être effrayant, mais beau. Elle est au contraire curieuse et heureuse de grandir, qui plus est, elle deviendra reine.
On peut ainsi voir une évolution entre les héroïnes de Sofia Coppola. Elles font toutes face au passage de l'adolescence à l'age qu'on appelle "adulte". Lux n'a pas pu y faire face. Elle a abrégé ses souffrances. Charlotte y a plus ou moins fait face en versant pas mal de larmes. Marie-Antoinette s'avère être la plus forte. Serait-ce la façon de Sofia Coppola de clore sa trilogie sur les souffrance des adolescentes?
Ne ratez surtout pas Marie-Antoinette! Ce film ne fera pas l'unanimité (la salle où je suis allée le voir ne semblais pas emballée) mais chaque un y trouvera son bonheur. Pas besoin d'être un connaisseur de Sofia Coppola ou un fan de Kirsten Dunst. Dans les seconds rôles, Jason Schwartzman et Asia Argento ne passent pas inaperçus. La bande originale est parfaite. En bref, étant en compétition à Cannes, j'espère que ce film sera récompensé comme il se doit!
22 mai 2006
Da Vinci Code
Première impression : ce film est une parfaite adaptation du best-seller. Ceux qui ont aimé le livre ne seront pas déçus, Ron Howard n’a rien oublié, il y a replacé tout ce qu’on peut caser en 2h30.
L’interpretation des rôles principaux n’est rien d’autre qu’une bonne lecture du bouquin. Tom Hanks et Audrey Tautou nous donnent la preuve qu’ils se sont attelés à la tâche (le livre ils l’ont bien lu !). Personnellement je préfère voir transparaître à l’écran des touches personnelles dans le jeu des acteurs (première pensée pour Fight Club)
On y retrouve par contre, avec bonheur l’albinos Silas en Paul Bettany en pleine forme ! Tout est dans le mouvement du corps et dans le regard. La courte évocation de son passé reste pour moi le moment le plus touchant du film (alors que dans le livre je l’ai trouvé inintéressant).
20 mai 2006
Y tu mama también
Une double performance sans concessions.
Gael Garcia Bernal et Diego Luna arrivent à travers leur rôles de Julio et de Tenoche, a faire transparaitre une amitié plus forte que tout. Réunissez ces deux acteurs devant une caméra et voilà! Vous obtenez un film!
Je me rapelle que dans une interview, GGB soulignait le fait qu'un tel film, avec autant de scènes de nu, n'aurait pu se faire qu'au Mexique. En effet, peu d'acteurs américains (sic) auraient osé jouer autant avec leur image que Diego Luna et lui même. Il est vrai que peu de films montrent avec autant de justesse, que Y tu mama también, la passage de l'adolescence à l'age adulte.
Alfonso Cuaron nous raconte l'histoire de deux jeunes de 17 ans, Tenoche et Julio qui passent leurs journées comme tout jeune de leur age. Lors d'un mariage, ils font la conaissance de Luisa. Tous trois vont entamer un voyage vers la "Boca del cielo"!
Cela aurrait pu être un road movie comme un autre ou encore un film d'auteur avec ses silences, ses regards et des paysages qui en disent tant (hum!). Y tu mama también est un film en soi, simple et émouvant, ponctué par des touches d'humour, des morceaux de musique entrainants, des moments de tension et même de suspens!
16 mai 2006
Eldar Riazanov
Je ne pouvais pas faire un blog sur le cinéma sans parler d'Eldar Riazanov. Tous ses films sont une réussite, pas un seul "ratage". Tous ses films visent justent et touchent le coeur. Tous ses films sont à voir, car vous n'avez jamais vu le 7e art dans sa définition même...
Voici les films d'Eldar Riazanov que j'ai pu voir. Il s'agit de ses films les plus connus. J'en omets un seul, La nuit du carnaval.
Attention, automobile (1966)
Film en noir et blanc parodiant le film noir. Riazanov tourne en dérision la police ce qui est osé pour l'époque. Les répliques sont devenues cultes pour plusieurs générations.
Les aventures invraisemblables d'Italiens en Russie (1973)
Riazanov retrouve pour la deuxième fois Andrei Mironov, après Attention automobile. Tourné en russe et en italien, ce film s'inscrit parfaitement dans les comédies de l'époque, dans la lignée des Gendarmes en France.
L'ironie du sort (1975)
Film le plus populaire en Russie encore à ce jour. Voici un petit article extrait de kinoglaz.fr:
"Comme tous les ans des amis, hommes, sont allés aux bains la veille du nouvel an. Ils ont bu beaucoup, peut-être plus que d’habitude, puisque l’un d’eux, le très sérieux chirurgien Jenia, âgé d’une trentaine d’années, enterre sa vie de garçon. Ils ont tellement bu qu’ils reconduisent à l’aéroport non pas celui qui habite à Léningrad, mais le moscovite Jénia, tout endormi. A son arrivée à Léningrad, encore à moitié endormi, il monte dans un taxi qui le conduit à l’adresse indiquée. Il entre dans un immeuble puis dans un appartement en tout point pareils aux siens (c’est l’uniformité soviétique...) et croyant être chez lui se jette sur le lit. Quelques minutes plus tard entre la vraie propriétaire des lieux, qui attendait son fiancé peu sensible à l’humour de la situation. Et si cette rocambolesque rencontre éclairait les antagonistes sur leurs véritables sentiments et leur faisait découvrir le véritable amour ?
Ce film est très populaire en Russie et se joue tous les ans depuis plus de trente ans à la télévision, la veille du nouvel an. En décembre 2003, une plaque commémorative a été déposée sur la maison de Moscou (125 avenue Vernadski) dans laquelle est entré, par erreur, le héros du film – maison qui dans le film se trouve à Léningrad)."
Roman de bureau (1977)
Pour les rôles principaux, Riazanov refait appel à Andrai Miagkov après Ironie du sort et à Alissa Freindlikh qu'on verra plus tard dans Romance cruelle. Elle fait partie des favorites de Riazanov avec Lioudmila Gourchenko.
Petit synopsis de kinoglaz.fr: "La vie terne d'un employé timide va brutalement changer quand, poussé par un ami plus entreprenant, il décide de séduire la patronne de sa société, femme brillante dans son travail, mais sans aucun intérêt pour tout ce qui habituellement passionne les femmes... La rencontre mouvementée et conflictuelle de ces deux personnes en apparence aux antipodes va finalement aboutir à une relation véritablement humaine et une union aussi profonde qu'inattendue. "
Une gare pour deux (1982)
"Vera (Ludmilla Gourtchenko) travaille dans une gare et y rencontre le pianiste Platon Gromov dans des circonstances rocambolesques. Il en résulte qu’elle perd son fiancé (Nikita Mikhalkov) et son commerce de melons, mais tombe amoureuse du pianiste qui doit partir loin purger une peine… (pour une faute qu’il n’a pas commise)"
Romance cruelle (1984)
"La veuve Ogoudalova, dont les affaires vont mal, cherche à marier sa deuxième fille Larissa. Celle-ci est jolie et ne manque pas de prétendants. Mais le riche et bel homme d'affaires qui avait conquis son coeur l'a abandonnée et le banquier que sa mère voudrait bien la voir épouser se révèle être un escroc. Larissa, d'abord désespérée se résigne. Pourquoi refuser le brave postier qui est si empressé ? "
23 janvier 2006
Arizona Dream
LE film de Kusturica que je prefere! Rempli de joie, de bonne humeur, d'amour, de solitude, de douleur, de poésie... comme chaque film de Kusturica. On retrouvera toujours cette oppositions, ce conflit de sentiments antagonistes. Mais alors qu'a-t-il de si special par rapport à ses autres films?
Les acteurs tout d'abord. Faye Dunaway en femme fatale et rêveuse, Johnny Depp plus drôle et touchant que jamais, Lili Taylor en amoureuse perdue...
L'histoire ensuite, complexe et simple à la fois tout comme l'est la vie et les rêves. La fontiere entre les deux est ici floue car inutile!
La musique egalement qui apporte au film cette ambiguité: faut-il rire ou pleurer? Il faut vivre simplement.
Toutes les scenes à la sauce Kusturica: engeulades absurdes, levitations...
Les sentiments que provoque ce film sont trop complexes à expliquer, il touche à ce qui est de plus profondement humain en nous et c'est ce qui fait que ce film est un chef d'oeuvre!


























