25 mai 2006
Marie-Antoinette
Je suis sortie de ce film ravivée!
Kirsten Dunst offre une interprétation d'une adolescente pas comme les autres: la reine de France Marie-Antoinette. Enjouée, frivole, insouciante. Elle est un régal à l'écran. Comparé à ses autres films, Kirsten Dunst donne ici le meilleur d'elle même (mis à part Virgin Suicides où elle est exceptionnelle).
Marie-Antoinette je ne la connaissais que des cours d'histoire. Et ce n'est pas un portrait très glorieux de l'autrichienne que nous offrent nos livres d'histoire (rarement objectifs). Je préfère largement la façon de Sofia Coppola de nous narrer la vie d'un personnage historique: de manière subjective, certes, mais du point de vue du personnage en question (d'où ici, uniquement un aperçu de le cour royale et jamais du peuple). Dès le début, chaque plan montrera Marie-Antoinette en compagnie de sa cour (sauf scènes du bain). Elle n'a pas d'intimité (au réveil une dizaines de princesses l'habillent). Plusieurs critiques que j'ai lu, reprochent au personnage de ne jamais se plaindre, d'être passif face à cette vie. C'est simple: elle arrive à l'age adulte. On lui donne des responsabilités de "grands" (assurer l'alliance franco-autrichienne). Elle devient indépendante (dans la mesure du possible entre les murs de Versailles). Elle devient une femme. Alors pourquoi se plaindrait-elle? Tout est peut être effrayant, mais beau. Elle est au contraire curieuse et heureuse de grandir, qui plus est, elle deviendra reine.
On peut ainsi voir une évolution entre les héroïnes de Sofia Coppola. Elles font toutes face au passage de l'adolescence à l'age qu'on appelle "adulte". Lux n'a pas pu y faire face. Elle a abrégé ses souffrances. Charlotte y a plus ou moins fait face en versant pas mal de larmes. Marie-Antoinette s'avère être la plus forte. Serait-ce la façon de Sofia Coppola de clore sa trilogie sur les souffrance des adolescentes?
Ne ratez surtout pas Marie-Antoinette! Ce film ne fera pas l'unanimité (la salle où je suis allée le voir ne semblais pas emballée) mais chaque un y trouvera son bonheur. Pas besoin d'être un connaisseur de Sofia Coppola ou un fan de Kirsten Dunst. Dans les seconds rôles, Jason Schwartzman et Asia Argento ne passent pas inaperçus. La bande originale est parfaite. En bref, étant en compétition à Cannes, j'espère que ce film sera récompensé comme il se doit!
22 mai 2006
Da Vinci Code
Première impression : ce film est une parfaite adaptation du best-seller. Ceux qui ont aimé le livre ne seront pas déçus, Ron Howard n’a rien oublié, il y a replacé tout ce qu’on peut caser en 2h30.
L’interpretation des rôles principaux n’est rien d’autre qu’une bonne lecture du bouquin. Tom Hanks et Audrey Tautou nous donnent la preuve qu’ils se sont attelés à la tâche (le livre ils l’ont bien lu !). Personnellement je préfère voir transparaître à l’écran des touches personnelles dans le jeu des acteurs (première pensée pour Fight Club)
On y retrouve par contre, avec bonheur l’albinos Silas en Paul Bettany en pleine forme ! Tout est dans le mouvement du corps et dans le regard. La courte évocation de son passé reste pour moi le moment le plus touchant du film (alors que dans le livre je l’ai trouvé inintéressant).
20 mai 2006
Y tu mama también
Une double performance sans concessions.
Gael Garcia Bernal et Diego Luna arrivent à travers leur rôles de Julio et de Tenoche, a faire transparaitre une amitié plus forte que tout. Réunissez ces deux acteurs devant une caméra et voilà! Vous obtenez un film!
Je me rapelle que dans une interview, GGB soulignait le fait qu'un tel film, avec autant de scènes de nu, n'aurait pu se faire qu'au Mexique. En effet, peu d'acteurs américains (sic) auraient osé jouer autant avec leur image que Diego Luna et lui même. Il est vrai que peu de films montrent avec autant de justesse, que Y tu mama también, la passage de l'adolescence à l'age adulte.
Alfonso Cuaron nous raconte l'histoire de deux jeunes de 17 ans, Tenoche et Julio qui passent leurs journées comme tout jeune de leur age. Lors d'un mariage, ils font la conaissance de Luisa. Tous trois vont entamer un voyage vers la "Boca del cielo"!
Cela aurrait pu être un road movie comme un autre ou encore un film d'auteur avec ses silences, ses regards et des paysages qui en disent tant (hum!). Y tu mama también est un film en soi, simple et émouvant, ponctué par des touches d'humour, des morceaux de musique entrainants, des moments de tension et même de suspens!
16 mai 2006
Eldar Riazanov
Je ne pouvais pas faire un blog sur le cinéma sans parler d'Eldar Riazanov. Tous ses films sont une réussite, pas un seul "ratage". Tous ses films visent justent et touchent le coeur. Tous ses films sont à voir, car vous n'avez jamais vu le 7e art dans sa définition même...
Voici les films d'Eldar Riazanov que j'ai pu voir. Il s'agit de ses films les plus connus. J'en omets un seul, La nuit du carnaval.
Attention, automobile (1966)
Film en noir et blanc parodiant le film noir. Riazanov tourne en dérision la police ce qui est osé pour l'époque. Les répliques sont devenues cultes pour plusieurs générations.
Les aventures invraisemblables d'Italiens en Russie (1973)
Riazanov retrouve pour la deuxième fois Andrei Mironov, après Attention automobile. Tourné en russe et en italien, ce film s'inscrit parfaitement dans les comédies de l'époque, dans la lignée des Gendarmes en France.
L'ironie du sort (1975)
Film le plus populaire en Russie encore à ce jour. Voici un petit article extrait de kinoglaz.fr:
"Comme tous les ans des amis, hommes, sont allés aux bains la veille du nouvel an. Ils ont bu beaucoup, peut-être plus que d’habitude, puisque l’un d’eux, le très sérieux chirurgien Jenia, âgé d’une trentaine d’années, enterre sa vie de garçon. Ils ont tellement bu qu’ils reconduisent à l’aéroport non pas celui qui habite à Léningrad, mais le moscovite Jénia, tout endormi. A son arrivée à Léningrad, encore à moitié endormi, il monte dans un taxi qui le conduit à l’adresse indiquée. Il entre dans un immeuble puis dans un appartement en tout point pareils aux siens (c’est l’uniformité soviétique...) et croyant être chez lui se jette sur le lit. Quelques minutes plus tard entre la vraie propriétaire des lieux, qui attendait son fiancé peu sensible à l’humour de la situation. Et si cette rocambolesque rencontre éclairait les antagonistes sur leurs véritables sentiments et leur faisait découvrir le véritable amour ?
Ce film est très populaire en Russie et se joue tous les ans depuis plus de trente ans à la télévision, la veille du nouvel an. En décembre 2003, une plaque commémorative a été déposée sur la maison de Moscou (125 avenue Vernadski) dans laquelle est entré, par erreur, le héros du film – maison qui dans le film se trouve à Léningrad)."
Roman de bureau (1977)
Pour les rôles principaux, Riazanov refait appel à Andrai Miagkov après Ironie du sort et à Alissa Freindlikh qu'on verra plus tard dans Romance cruelle. Elle fait partie des favorites de Riazanov avec Lioudmila Gourchenko.
Petit synopsis de kinoglaz.fr: "La vie terne d'un employé timide va brutalement changer quand, poussé par un ami plus entreprenant, il décide de séduire la patronne de sa société, femme brillante dans son travail, mais sans aucun intérêt pour tout ce qui habituellement passionne les femmes... La rencontre mouvementée et conflictuelle de ces deux personnes en apparence aux antipodes va finalement aboutir à une relation véritablement humaine et une union aussi profonde qu'inattendue. "
Une gare pour deux (1982)
"Vera (Ludmilla Gourtchenko) travaille dans une gare et y rencontre le pianiste Platon Gromov dans des circonstances rocambolesques. Il en résulte qu’elle perd son fiancé (Nikita Mikhalkov) et son commerce de melons, mais tombe amoureuse du pianiste qui doit partir loin purger une peine… (pour une faute qu’il n’a pas commise)"
Romance cruelle (1984)
"La veuve Ogoudalova, dont les affaires vont mal, cherche à marier sa deuxième fille Larissa. Celle-ci est jolie et ne manque pas de prétendants. Mais le riche et bel homme d'affaires qui avait conquis son coeur l'a abandonnée et le banquier que sa mère voudrait bien la voir épouser se révèle être un escroc. Larissa, d'abord désespérée se résigne. Pourquoi refuser le brave postier qui est si empressé ? "
















